News detail

William Ghislain, the art of the comeback: a local lad back at the top of his game

21/10/2026 – 12:51

William Ghislain, l'art de rebondir d’un ketje de retour à son top niveau


L’attaquant du Watducks, qui aurait pu être footballeur pro comme son papa, a choisi la voie du hockey. Il a fréquenté l’équipe nationale à une époque exceptionnelle et a vécu avec le Watducks un titre de champion de Belgique.


« Que serait devenue ma vie si j'étais devenu footballeur ? » William Ghislain s'est posé la question durant les premières années de sa carrière de hockeyeur. Quand il avait 17 ans, la jeune pépite du Watducks a été catapultée en équipe première. Ses premiers pas ont été couronnés de succès. L'attaquant a même été épinglé parmi les candidats très sérieux pour les Jeux olympiques de 2024. A cause d’une blessure, il n’a pas pu y goûter finalement. Son histoire avec les Red Lions n’est pas été aussi longue qu’il avait espéré. A 27 ans, il n’a pas encore dit son dernier mot avec l’équipe nationale.


« Je suis arrivé au sein de ce qui reste sans doute la meilleure équipe de tous les temps. » Marqué par les années Covid et les rendez-vous manqués, le Red Lion se souvient pourtant de moments forts, comme ce tournoi mémorable à Mönchengladbach ou la qualification pour l'Euro. Mais le sport de haut niveau a ses zones d'ombre. Fauché par une déchirure au quadriceps juste avant les Jeux Olympiques de Paris, il a traversé une année éprouvante physiquement.


Sur les conseils du sélectionneur Shane McLeod, il choisit alors de s'accorder un break salvateur : « Shane m’a dit de faire une pause. Cela m’a fait grandir à bien des égards. Aujourd'hui, j'ai une autre vie. En dehors de l'équipe nationale, je peux enfin donner plus de temps à mon club. »


S'il concède une pointe de frustration face à des événements « qui n’auraient pas dû se passer », il préfère l'esprit de résilience : « Tout arrive pour une raison. » Quant à un retour sous le maillot national ? « Le contact est établi avec Shane, nous ferons le point à la trêve. Ce n'est pas dans l'actualité immédiate, mais la porte n'est pas fermée. Pour l'instant, ma priorité est de continuer à enchaîner. Je me sens beaucoup mieux physiquement depuis les 5 ou 6 derniers matchs de la saison passée. »


William Ghislain aurait pu emprunter une autre trajectoire sportive qui l'aurait mené vers la Division 1 de football. En effet, son papa a hanté les plus grands terrains du royaume durant une décennie. Avec son regard de joueur confirmé, William Ghislain évoque le parcours de son premier supporter. « Il a commencé à Jette avec un entraîneur qui était, il paraît, très connu », confie-t-il en réfléchissant à ce nom. « Raymond... Goethals je pense. On m'a raconté que c'était un sacré personnage. Je ne le connaissais pas du tout. »


Par la suite, son papa Patrick a signé des contrats avec Saint-Trond et le Germinal Ekeren. Mais, une blessure l'a poussé vers la Division 2 où il a achevé sa carrière à La Louvière. « J'ai regardé avec mon grand-père une cassette video où il inscrit un beau but. Dans la cave, il reste d'autres souvenirs », souligne-t-il sans y prêter une plus grande attention.


Pourtant, son papa joue un rôle clef dans son épanouissement sportif. Responsable du restaurant « Le chalet du tennis » à Jette, Patrick Ghislain, qui a passé la cinquantaine, prend souvent congé pour assister aux matches de son fils unique. Il observe un petit rituel. Caché derrière les barrières, il se met toujours à l'écart pour être visible de son fils. « Je le repère toujours avant le match. Son regard me suffit pour comprendre le message. Il est très sévère. »


Même s'il n'a jamais passé un seul test dans un club de football, William Ghislain est doté d'un certain talent pour taquiner le cuir. Durant les récréations à l'athénée royal de Ganshoren, il possédait une technique supérieure à la moyenne. « Je n'aurais jamais percé dans le football. J'ai besoin de sentir la chaleur d'une famille autour de moi. Le Watducks m'offre cet encadrement. »


Père et fils se rendent de temps en temps au RWDM. Ils se calent aussi dans leur canapé pour assister aux soirées de Ligue des Champions.


« Mon papa a gardé sa passion pour le foot. Il s'est essayé au hockey au Daring. Sans plus. » Le stick a franchi le seuil de sa maison grâce à sa maman, Catherine Demandt. Ancienne joueuse du Daring et du Primerose, elle a transmis le virus à toute sa famille. Son fils a vite été conquis par cette discipline en plein essor. Il n'est pas le seul. Cassy Boey, aussi, a atteint un joli niveau au sein de l’élite du championnat de Belgique. Elle a disputé la Coupe du monde U21 au Chili. « D'autres cousines jouent en équipe première au Pingouin. Quand nous nous voyons, nous parlons de hockey 90 % du temps. On passe notre temps à jouer au jardin. »


Quant à William Ghislain, il est à la tête d’un beau parcours. Formé au Watducks, il a intégré le noyau A à 16 ans. Pouvait-il en être autrement ? Lors de ses années de formation, il a été coaché par des Massaert et Boccard qui ont pu plaider sa cause auprès de l'entraîneur de l’époque Xavier De Greve. « Coche (Xavier De Greve) m'a toujours fait confiance. Il a suivi mon évolution de près grâce à Gauth. J’ai joué avec toutes ces légendes. » Son successeur Jean Willems a aussi misé sur le Ketje.


De l'eau coulera encore sur les terrains avant qu'il ne les rejoigne au 'Hall of fame'. Mais, il a déjà parcouru une petite portion de route. Depuis des années, il prend de plus en plus de place dans la ligne offensive. Avec le Watducks, il a même connu l’ivresse d’un premier titre de champion de Belgique il y a quelques mois. Lors du play-off, il a été l’un des joueurs les plus percutants.


« Durant ces playoffs, j’ai joué à mon vrai niveau, dit-il. Je m’en suis rendu compte à la réaction du public et des observateurs. Sur le terrain, je me sentais presque au ralenti tellement j’anticipais mieux le jeu ; la machine était enfin relancée. Mais ce que les gens voient, ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Derrière la performance sur le terrain, il y a eu énormément de remises en question et de doutes à gérer sur le côté. C’est sans doute le plus beau titre de ma carrière, un sacre au goût particulièrement savoureux. »


Après avoir si longtemps couru après ce graal, et malgré des titres cumulés chez les jeunes, franchir ce cap en Division d'Honneur – sans oublier le sacre en EHL en 2019 - donne une autre dimension à sa carrière. « Au fil de la compétition, on sentait que quelque chose de spécial était en train de se passer, un sentiment unique qu'il est presque impossible de verbaliser. » Portée par une sérénité totale et une solidarité sans faille, l'équipe a évolué à l'unisson : aucun joueur n'a fléchi, chacun livrant une prestation XXL. « Ce triomphe est aussi celui d'un staff qui a accompli un travail remarquable pour amener le groupe à son pic de forme exact au moment où cela comptait le plus. »


Cette année, il veut remettre le couvert et signer le doublé. Il se méfie de nombreux concurrents.


« La concurrence va encore évoluer et nous devons d'abord digérer les récents changements au sein de l'effectif. » Malgré ces ajustements, la confiance reste absolue, notamment envers Max Van Oost qui s'impose comme une pièce maîtresse dans le milieu de terrain. L'objectif est désormais de peaufiner les automatismes tout en préservant l'identité de jeu de l'équipe. Face aux rivaux, la lutte s'annonce féroce : le Brax et Gand affichent une régularité impressionnante, tandis que les autres formations se sont nettement renforcées, à commencer par le Léo, évidemment redoutable, et l'Héraclès, auteur d'un très bon début de saison. S'il se refuse à jouer les devins, le tableau du Top 5 se dessine pourtant très clairement dans son esprit : « Le Brax, Gand, l'Herakles, le Léo et nous. »

Thibaut Vinel

+ + +

William Ghislain, de kunst om van een ketje terug te keren naar zijn topniveau.


De aanvaller van Watducks, die net als zijn vader profvoetballer had kunnen worden, koos voor het hockey. Hij speelde in een uitzonderlijke periode voor het nationale team en won met Watducks de Belgische landstitel.


“Hoe zou mijn leven eruit hebben gezien als ik voetballer was geworden?” Die vraag stelde William Ghislain zichzelf in de beginjaren van zijn hockeycarrière. Toen hij 17 was, werd het jonge talent van de Watducks in één klap opgenomen in het eerste elftal. Zijn eerste stappen waren meteen succesvol. De aanvaller werd zelfs gezien als een serieuze kandidaat voor de Olympische Spelen van 2024. Door een blessure kon hij er uiteindelijk niet aan deelnemen. Zijn tijd bij de Red Lions was korter dan hij had gehoopt. Op 27-jarige leeftijd heeft hij zijn laatste wedstrijd voor het nationale team nog niet gespeeld.


“Ik kwam terecht bij wat ongetwijfeld het beste team aller tijden is.” Getekend door de coronajaren en gemiste kansen, herinnert de Red Lion zich niettemin enkele hoogtepunten, zoals dat memorabele toernooi in Mönchengladbach of de kwalificatie voor het EK. Maar topsport kent ook een keerzijde. Vlak voor de Olympische Spelen in Parijs werd hij aan de kant gezet door een gescheurde quadriceps, wat leidde tot een fysiek slopend jaar.


Op advies van bondscoach Shane McLeod besloot hij een welverdiende pauze te nemen: "Shane zei dat ik een pauze moest nemen. Het heeft me op veel manieren laten groeien. Nu heb ik een ander leven. Buiten het nationale team kan ik eindelijk meer tijd aan mijn club besteden."


Hoewel hij toegeeft enigszins gefrustreerd te zijn over gebeurtenissen "die niet hadden mogen gebeuren", richt hij zich liever op veerkracht: "Alles gebeurt met een reden." En een terugkeer naar het nationale team? "Ik heb contact gehad met Shane, we zullen het tijdens de pauze bespreken. Het staat niet direct op de agenda, maar de deur is niet gesloten. Voorlopig is mijn prioriteit om regelmatig te blijven spelen. Ik voel me fysiek veel beter sinds de laatste vijf of zes wedstrijden van vorig seizoen."


William Ghislain had een heel andere sportcarrière kunnen hebben, die hem wellicht naar de Belgische Eerste Klasse had geleid. Zijn vader speelde immers tien jaar lang op de grootste velden van het land. Met de blik van een ervaren speler blikt William Ghislain terug op de carrière van zijn grootste fan. "Hij begon bij Jette met een trainer die, zo lijkt het, erg bekend was," zegt hij, terwijl hij de naam even vergeet. "Raymond... Goethals, geloof ik. Ik heb gehoord dat hij een bijzonder figuur was. Ik kende hem helemaal niet."


Vervolgens tekende zijn vader Patrick contracten bij Sint-Truiden en Germinal Ekeren. Maar een blessure duwde hem naar Divisie 2, waar hij zijn carrière beëindigde bij La Louvière. "Ik heb met mijn grootvader naar een videoband gekeken waarop hij een prachtig doelpunt scoorde. In de kelder liggen nog andere herinneringen", benadrukt hij zonder er verder op te letten.


Toch speelt zijn vader een belangrijke rol in zijn sportieve ontwikkeling. Patrick Ghislain, een vijftiger die restaurant "Le Chalet du Tennis" in Jette runt, neemt vaak vrij van zijn werk om de wedstrijden van zijn enige zoon te bekijken. Hij volgt daarbij een klein ritueel. Achter de afscheidingen positioneert hij zich altijd zo dat hij zichtbaar is voor zijn zoon. "Ik zie hem altijd even voor de wedstrijd. Zijn blik is genoeg om de boodschap te begrijpen. Hij is erg streng."


Hoewel William Ghislain nog nooit een proefwedstrijd bij een voetbalclub heeft gespeeld, beschikt hij over een zeker talent voor balbeheersing. Tijdens een pauze in het Royal Athenaeum in Ganshoren liet hij een bovengemiddelde techniek zien. "Ik zou het nooit redden in het voetbal. Ik heb de warmte van een familie om me heen nodig. De Watducks bied me die steun."


Vader en zoon gaan zo nu en dan naar RWDM. Ze nestelen zich ook samen op de bank om Champions League-wedstrijden te kijken.


“Mijn vader is altijd al gek geweest op voetbal. Hij heeft bij Daring wel eens hockey geprobeerd. Meer niet.” De hockeystick kwam via zijn moeder, Catherine Demandt, in zijn gezin terecht. Als voormalig speelster van Daring en Primerose gaf ze de hockeypassie door aan haar hele familie. Haar zoon raakte al snel in de ban van deze snelgroeiende sport. Hij is niet de enige. Ook Cassy Boey bereikte een hoog niveau in de Belgische topdivisie. Ze speelde mee in het WK onder 21 in Chili. “Andere neven en nichten spelen in het eerste elftal van Pingouin. Als we bij elkaar komen, praten we 90% van de tijd over hockey. We spelen de hele tijd in de tuin.”


Wat William Ghislain betreft, hij heeft een opmerkelijke carrière achter de rug. Hij doorliep de jeugdopleiding van Watducks en kwam op zestienjarige leeftijd in het eerste elftal terecht. Had het anders gekund? Tijdens zijn vormingsjaren werd hij getraind door spelers als Massaert en Boccard, die voor hem konden pleiten bij de toenmalige trainer, Xavier De Greve. "Coche (Xavier De Greve) had altijd vertrouwen in me. Hij volgde mijn ontwikkeling op de voet dankzij Gauth. Ik heb met al deze legendes samengespeeld." Ook zijn opvolger, Jean Willems, had vertrouwen in de jonge speler.


Er zal nog heel wat water onder de brug doorstromen voordat hij zich bij hen voegt in de Hall of Fame. Maar hij heeft al een lange weg afgelegd. Jarenlang speelde hij een steeds prominentere rol in de aanvallende linie. Met de Watducks beleefde hij zelfs een paar maanden geleden de sensatie van een eerste Belgische landstitel. Tijdens de play-offs was hij een van de meest invloedrijke spelers.


"Tijdens deze play-offs heb ik op mijn ware niveau gespeeld," zei hij. "Dat besefte ik aan de reacties van het publiek en de kenners. Op het veld voelde het alsof alles in slow motion ging, omdat ik de spelverloop zoveel beter anticipeerde; de machine draaide eindelijk weer. Maar wat mensen zien is slechts het topje van de ijsberg. Achter de prestaties op het veld ging veel zelfreflectie en twijfel schuil. Het is zonder twijfel de grootste titel uit mijn carrière, een overwinning met een bijzonder zoete smaak."


Na zo lang naar deze heilige graal te hebben gestreefd, en ondanks talloze titels op jeugdniveau, voegt het bereiken van de Ere Divisie – en niet te vergeten de EHL-titel in 2019 – een nieuwe dimensie toe aan zijn carrière. "Naarmate de competitie vorderde, voelden we dat er iets bijzonders gebeurde, een uniek gevoel dat bijna onmogelijk onder woorden te brengen is." Gedreven door complete kalmte en onwankelbare solidariteit speelde het team als één: geen enkele speler liet zich afleiden, iedereen leverde een uitstekende prestatie. "Deze triomf is ook een bewijs van het fantastische werk van de staf, die het team precies op het juiste moment in topvorm bracht."


Dit jaar wil hij zijn succes herhalen en een dubbele overwinning behalen. Hij is zich bewust van de concurrentie.


“De competitie zal zich blijven ontwikkelen en we moeten eerst de recente veranderingen binnen de selectie verwerken.” Ondanks deze aanpassingen blijft het vertrouwen onverminderd groot, met name in Max Van Oost, die zich heeft ontpopt tot een sleutelspeler op het middenveld. Het doel is nu om onze teamgeest te verfijnen en tegelijkertijd onze eigen speelstijl te behouden. De strijd tegen onze rivalen belooft fel te worden: Braxgata en Gantoise hebben een indrukwekkende consistentie getoond, terwijl de andere teams hun selecties aanzienlijk hebben versterkt, te beginnen met Léopold, uiteraard een geduchte tegenstander, en Herakles, die een zeer goede start van het seizoen hebben gehad. Hoewel hij geen voorspellingen wil doen, begint de top vijf zich in zijn hoofd al duidelijk af te tekenen: “Braxgata, Gantoise, Herakles, Léopold en wij.”



Other news

Highlights(FR) Men: Uccle 8 - 0 Namur

19/10/2026 – 15:34

Highlights(FR) Women: Uccle 0 - 1 Leuven

19/10/2026 – 15:32

Highlights(FR) Men: Leopold 2 - 0 Racing

12/10/2026 – 15:47

Partners

Top