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From Linkebeek to Léopold: Tanguy Zimmer’s long journey
20/03/2026 – 13:32
De Linkebeek au Léopold : la longue route de Tanguy Zimmer
À la fin de la saison, Tanguy Zimmer rangera son stick après une carrière particulièrement dense et riche en émotions. Tanguy, c’est un tempérament, un battant, un joueur hyper polyvalent, fidèle à ses couleurs.
C’est à Linkebeek qu’il découvre le hockey. Il y fait ses premières armes et y passe plusieurs années. Très vite, il montre des qualités évidentes et rejoint les équipes provinciales, ancêtres des districts actuels. Pour des raisons pratiques, il finit toutefois par rejoindre Uccle Sport. En restant à Linkebeek, il était en effet rattaché à des sélections provinciales parfois éloignées, comme Gand ou l’Indiana, ce qui impliquait de longs déplacements.
À 15 ans seulement, il découvre déjà l’équipe première d’Uccle Sport. Il y disputera ses premières saisons en Division d’Honneur (avec également un passage en Division 1) et accumule rapidement de l’expérience au plus haut niveau. Après quatre saisons avec l’équipe première, et à la suite d’une relégation, il choisit de relever un nouveau défi afin de continuer à progresser. Direction un autre club ucclois : le Léopold.
Au Léo, où il dispute aujourd’hui sa quatorzième saison, Zimmer découvre un environnement différent : celui d’un club structuré autour d’une ambition claire, celle de jouer le titre chaque année, avec une identité de jeu forte. Au fil des saisons, il y croise certains grands noms du hockey belge et international : Glenn Turner, Augustin Mazzilli, Kane Russell ou Tom Boon, mais aussi des figures du club comme John Verdussen.
Progressivement, il devient lui-même l’un des joueurs porteurs de l’ADN de l’équipe. Sa grande polyvalence lui permet d’évoluer à presque tous les postes : efficace devant le but, combatif au milieu et fiable dans la relance en défense. Une qualité précieuse pour ses entraîneurs, même si elle l’a parfois conduit à dépanner à différents postes au gré des besoins de l’équipe.
Avec le Léo, il goûte régulièrement aux phases finales du championnat. Il dispute une dizaine de play-offs et atteint trois finales. La première face au Dragons, alors intouchable, qui ne fait qu’une bouchée du Léo. La deuxième lors de la saison 2018-2019 — à l’époque avec quarts de finale, demi-finales et finale — qui se conclut par un titre contre le Beerschot, porté notamment par l’efficacité de Kane Russell lors de la phase finale. Enfin, la saison dernière, le Léopold échoue de justesse face à La Gantoise aux shoot-outs.
Si ces finales restent de grands souvenirs, certaines demi-finales perdues lui laissent davantage de regrets, surtout lors de saisons récentes où le Léo avait largement dominé la phase classique avant de s’arrêter aux portes de la finale. L’épisode « Monja », qui avait privé le club d’une potentielle finale, reste également un moment difficile. Avant de tourner la page, il espère encore pouvoir disputer une dernière campagne de play-offs.
Son passage chez les Red Lions aura été plus bref. D’abord sélectionné en U21, passage obligé vers le sommet, il y joue une Coupe du monde en Inde et se blesse au genou lors du dernier match du tournoi. Il sera sélectionné à plusieurs reprises en A chez les Red Lions, joue quelques matchs amicaux mais est freiné par une nouvelle blessure au dos. Il refuse ensuite de participer au programme "Tokyo and beyond" car cela arrivait plus tard dans sa carrière et qu’il n’avait pas envie de se consacrer à ce projet-là. Il reconnaît lui-même ne pas avoir toujours mis en place tout ce qu’exige une carrière internationale sur la durée. À cette époque, le noyau national est relativement stable et les opportunités pour de nouveaux joueurs sont limitées. Rien à voir avec le calendrier actuel de la Pro League, qui permet de faire tourner davantage et d’élargir les sélections.
Si l’aventure avec l’équipe nationale outdoor est restée courte, Zimmer s’est en revanche imposé comme l’une des références du hockey indoor belge. Il découvre vraiment la discipline avec Namur avant de devenir, au fil des années, l’un des cadres des Indoor Red Lions.
Depuis 2020, le Léopold domine largement le championnat de Belgique en salle. Avec son cousin Philippe Simar, il a remporté plusieurs titres nationaux, mais aussi un trophée européen la saison dernière, l’équivalent de l’EHL en salle. Un succès d’autant plus marquant qu’il a été obtenu avec un groupe d’amis qui ne s’entraîne quasiment pas en semaine et se retrouve essentiellement pour les matchs du dimanche.
En salle, Zimmer s’est imposé comme un milieu redoutable, notamment grâce à une vision du jeu rythmée par un jeu offensif vers l’avant, capable de casser une ligne par une passe ou un dribble.
Le hockey aura aussi compté dans sa vie personnelle : c’est par ce biais qu’il a rencontré son épouse. Avec le recul, il espère surtout que l’on retiendra de lui l’image d’un joueur compétiteur et fidèle, qui n’a pas multiplié les transferts mais a choisi ses changements de club pour continuer à progresser.
S’il reconnaît avoir parfois été très expressif sur le terrain, notamment envers les arbitres, il admet aussi s’être assagi avec les années. Au moment de refermer ce chapitre, il tient surtout à remercier ses coéquipiers, ses entraîneurs et les personnes qui contribuent à faire vivre ce sport, y compris les journalistes qui lui donnent de la visibilité.
Il lui reste encore une dernière demi-saison pour tenter de remporter un nouveau titre. Cette fois-ci, son club sera plutôt l’outsider face au Brax ou aux ogres gantois. Autant de derniers tours de piste pour profiter encore un peu de l’un des visages du championnat.
Damien Russel
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Van Linkebeek naar Leopold: de lange weg van Tanguy Zimmer
Aan het einde van het seizoen hangt Tanguy Zimmer zijn stick aan de haak na een bijzonder intensieve en emotionele carrière. Tanguy is een karaktervolle speler, een doorzetter, een uiterst veelzijdige speler die trouw is gebleven aan zijn club.
In Linkebeek maakt hij kennis met hockey. Daar zet hij zijn eerste stappen en brengt hij enkele jaren door. Al snel toont hij zijn talent en sluit hij zich aan bij de provinciale teams, de voorlopers van de huidige districten. Om praktische redenen komt hij uiteindelijk echter bij Uccle Sport terecht. Als hij in Linkebeek was gebleven, had hij namelijk moeten spelen voor provinciale selecties die soms ver weg waren, zoals Gent of Indiana, wat lange reizen met zich meebracht.
Op slechts 15-jarige leeftijd maakt hij al zijn debuut in het eerste elftal van Uccle Sport. Daar speelde hij zijn eerste seizoenen in de Division d’Honneur (met ook een uitstapje naar de Ere Divisie) en deed hij snel ervaring op op het hoogste niveau. Na vier seizoenen bij het eerste elftal, en na een degradatie, koos hij voor een nieuwe uitdaging om zich verder te ontwikkelen. Op naar een andere club uit Ukkel: Léopold.
Bij Léopold, waar hij nu aan zijn veertiende seizoen bezig is, ontdekt Zimmer een andere omgeving: die van een club die is opgebouwd rond een duidelijke ambitie, namelijk elk jaar mee te dingen naar de titel, met een sterke speelstijl. In de loop der seizoenen kruist hij er de weg van enkele grote namen uit het Belgische en internationale hockey: Glenn Turner, Augustin Mazzilli, Kane Russell of Tom Boon, maar ook clubiconen zoals John Verdussen.
Gaandeweg groeide hij uit tot een van de spelers die het DNA van het team belichaamden. Dankzij zijn grote veelzijdigheid kon hij op vrijwel elke positie spelen: doeltreffend voor het doel, strijdlustig op het middenveld en betrouwbaar bij de opbouw vanuit de verdediging. Een waardevolle eigenschap voor zijn coaches, ook al moest hij daardoor soms op verschillende posities invallen, afhankelijk van wat het team op dat moment nodig had.
Met Léopold haalt hij regelmatig de eindfase van het kampioenschap. Hij speelt een tiental play-offs en bereikt drie finales. De eerste tegen de toen onverslaanbare Dragons, die korte metten maken met Léo. De tweede in het seizoen 2018-2019 – toen met kwartfinales, halve finales en finale – eindigt met een titel tegen Beerschot, mede dankzij de doeltreffendheid van Kane Russell in de eindfase. Tot slot verliest Léopold vorig seizoen nipt van Gantoise na strafschoppen.
Hoewel deze finales mooie herinneringen blijven, blijven bepaalde verloren halve finales hem meer spijt bezorgen, vooral in de afgelopen seizoenen waarin Léopold de reguliere competitie ruimschoots domineerde, maar net voor de finale strandde. Ook de ‘Monja’-episode, die de club een potentiële finale ontnam, blijft een moeilijk moment. Voordat hij de bladzijde omslaat, hoopt hij nog een laatste play-offcampagne te kunnen spelen.
Zijn periode bij de Red Lions was van kortere duur. Hij werd eerst geselecteerd voor de U21, een onvermijdelijke stap op weg naar de top, en speelde daar een WK in India, waar hij in de laatste wedstrijd van het toernooi een knieblessure opliep. Hij werd meerdere keren geselecteerd voor het A-team van de Red Lions, speelde enkele vriendschappelijke wedstrijden, maar werd geremd door een nieuwe rugblessure. Vervolgens weigerde hij deel te nemen aan het programma “Tokyo and beyond”, omdat dat later in zijn carrière plaatsvond en hij geen zin had om zich aan dat project te wijden. Hij geeft zelf toe dat hij niet altijd alles heeft gedaan wat nodig is voor een langdurige internationale carrière. In die tijd was de nationale kern relatief stabiel en waren de kansen voor nieuwe spelers beperkt. Dit staat in schril contrast met het huidige speelschema van de Pro League, dat meer roulatie en een bredere selectie mogelijk maakt.
Hoewel zijn avontuur bij de nationale outdoorploeg van korte duur was, heeft Zimmer zich daarentegen geprofileerd als een van de toonaangevende spelers in het Belgische zaalhockey. Hij maakte bij Namur echt kennis met de sport en groeide in de loop der jaren uit tot een van de steunpilaren van de Indoor Red Lions.
Sinds 2020 domineert Léopold het Belgische zaalkampioenschap ruimschoots. Samen met zijn neef Philippe Simar heeft hij verschillende nationale titels behaald, maar vorig seizoen ook een Europese trofee, het equivalent van de EHL in de zaal. Een prestatie die des te opmerkelijker is omdat hij werd behaald met een groep vrienden die doordeweeks vrijwel niet traint en vooral samenkomt voor de wedstrijden op zondag.
Op het veld heeft Zimmer zich geprofileerd als een geduchte middenvelder, met name dankzij zijn spelinzicht, dat wordt gekenmerkt door een aanvallende speelstijl, waarbij hij in staat is om de verdedigingslinie te doorbreken met een pass of een dribbel.
Hockey heeft ook een belangrijke rol gespeeld in zijn privéleven: zo heeft hij zijn vrouw ontmoet. Achteraf gezien hoopt hij vooral dat men zich hem zal herinneren als een competitieve en loyale speler, die niet vaak van club wisselde, maar zijn overstappen zorgvuldig koos om zich te blijven ontwikkelen.
Hoewel hij toegeeft dat hij op het veld soms erg uitgesproken was, met name tegenover de scheidsrechters, geeft hij ook toe dat hij met de jaren wat rustiger is geworden. Nu hij dit hoofdstuk afsluit, wil hij vooral zijn teamgenoten, zijn coaches en de mensen die deze sport levend houden bedanken, inclusief de journalisten die hem in de schijnwerpers zetten.
Hij heeft nog een half seizoen te gaan om een nieuwe titel te veroveren. Deze keer zal zijn club eerder de underdog zijn tegenover Brax of de reuzen uit Gent. Nog een paar laatste rondjes om nog even te genieten van een van de boegbeelden van de competitie.

